A cette occasion il a qualifié la période du Goulag de « page tragique » de l’histoire du pays.
Pendant l’époque stalinienne, Magadan fut un centre de transit majeur pour les prisonniers envoyés dans les camps de travail du Goulag. La région était très redoutée en raison des conditions hivernales extrêmes qui y régnaient.
Actuellement, la ville de Magadan compte parmi ses habitants, près de 350 personnes, âgées de 63 à 95 ans, rescapées du Goulag.
Ces rescapés souhaitent aujourd’hui obtenir une reconnaissance de la société et être considérés comme citoyens à part entière.
Dans ce sens, l’organisation Caritas Magadan souhaite continuer à soutenir les rescapés du Goulag en organisant des rencontres mensuelles et divers évènements (petites fêtes, visites, etc) et à favoriser leur réhabilitation sociale afin qu’ils soient reconnus comme des citoyens à part entière. Le but principal de ces rencontres et événements est d’attirer l’attention des médias et de l’opinion publique sur le passé et les difficultés actuelles de cette population. Cette action s’inscrit, par ailleurs, dans un nécessaire travail de mémoire de la société russe sur son passé.
L’organisation développe depuis des années un programme d’actions spécifiques à destination des plus démunis d’entre eux (aide alimentaire, médicale et psychologique, consultations juridiques, etc) et accompagne les rescapés du Goulag dans leurs efforts pour obtenir une réhabilitation de l’Etat.
La Russie est elle prête à réhabiliter les rescapés des Goulag ?
D’après divers sondages, nombreux sont ceux en Russie qui respectent le dictateur Josef Staline, père du Goulag, pour avoir rendu le pays fort.