Le 13 Octobre, dans l’après-midi, les Ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne, réunis à Luxembourg, ont décidé de lever les sanctions portant sur l’octroi de visas à 41 officiels bélarusses, y compris à Alyaksandr Lukashenka. D’après eux, la situation des droits de l’homme s’est améliorée au Belarus et cette mesure permettrait de contribuer à la démocratisation du pays.
Un des premiers « dégâts collatéraux » de cette mesure : l’opposition radicale bélarusse, celle qui avait appelé au boycott des élections législatives, accuse Alyaksandr Milinkevitch, leader de l’opposition modérée, qui avait adopté une attitude plus pragmatique de participation, d’être potentiellement complice d’une éventuelle répression du pouvoir de Minsk contre l’opposition et la société civile.
Au moment de la répression soviétique contre les déclarations d’indépendance des Etats Baltes, en 1990-91, Claude Malhuret avait déclaré : « Ce ne sont pas les cadeaux qui font changer, mais au contraire c’est la fermeté ». A méditer.