Selon un sondage BVA opinion du 29 juin 2008, pour 33 % des Français, la construction européenne constitue une source de crainte, contre 30% qui la perçoivent plutôt comme un motif d’espoir.
A l’heure ou l’Europe est en plein doute, suite au Non de l’Irlande, les débats se multiplient.
Dernièrement, lors des Journées civiques européennes qui ont eu lieu du 4 au 6 septembre dernier à la Rochelle, la question du rôle de la société civile dans la construction de l’Europe a été posée.
Ces journées avaient pour thème « Mobilité, Dialogue, Participation : Vers une citoyenneté européenne active » et regroupaient des associations, et des ONG venues de toute l’Europe.
Lors de l’ouverture de ces journées civiques européennes, Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a déclaré : « Il nous faut créer de nouvelles formes de civisme pour une Union Européenne plus solidaire, protectrice et écologique. Lutter contre les délocalisations, mais pour les droits sociaux et le développement économique, aborder des sujets concrets tels que la hausse des prix ou les formations professionnelles sont des objectifs. »
Pour Ségolène Royal, il s’agit de « réinventer l’Europe ».
Pour réinventer l’Europe, les associations et ONG ont un rôle important à jouer. Qui, mieux qu’eux peut répondre à la question du rôle de la société civile dans la construction de l’Europe ?
Rémy Degoul, président du Colisee, était présent lors des débats.
Lors du débat sur le rôle de la société civile dans la construction de l’Europe, il a fait ressortir deux points.
Tout d’abord, il a rappelé le rôle d’intermédiaire que jouent les associations, entre les pays.
D’après lui, « Une association c’est un peu de la diplomatie parallèle ».
Puis, sur le sujet de la coopération décentralisée le président du Colisee a expliqué le rôle des associations dans ce processus : « Plutôt que de mettre en commun des états entre eux, on associe des collectivités territoriales à des pays étrangers. Au-delà des conséquences économiques qu’une telle union peut voir, les échanges humains s’en trouvent simplifiés.»
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, va encore plus loin en expliquant que cette mobilité est nécessaire à la mise en place d’une identité européenne.
A l’occasion de ces journées, Rémy Degoul, a remis à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, le rapport IQUAL/SEPECO portant sur l’intégration des publics issus des Pays d’Europe Centrale et Orientale dans le domaine entrepreneurial dans le cadre d’un partenariat entre le Réseau +, Colisee et l’université de Marne la Vallée.