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Lundi s’est ouvert le procès des complices présumés des assassins de la journaliste d’opposition Anna Politkovskaïa.

Anna Politkovskaïa, journaliste russe, a été tuée par balle le 7 octobre 2006.

Beaucoup de rumeurs avaient circulées sur les possibles commanditaires de ce meurtre. Le nom de Vladimir Poutine, alors président, avait même été évoqué.  Anna Politkovskaïa était une journaliste gênante pour beaucoup, surtout dans les milieux tchétchènes.

Le procès s’est donc ouvert lundi, avec seulement les complices présumés des assassins. Aucun commanditaire ou tueur ne sera jugé pour l’instant.

L’affaire devait être jugée à huis clos, mais le tribunal militaire a finalement décidé de rendre les audiences publiques.

Sur le banc des accusés, quatre personnes, quatre complices présumés de l’assassin. Parmi eux se trouve Pavel Riagouzov, agent des services spéciaux du FSB (ex-KGB). Cet homme  est soupçonné d’avoir fourni l’adresse d’Anna Politkovskaïa aux tueurs.

Il y a aussi, Sergueï Khadjikourbanov, un ancien de la police criminelle et  Djabraïl et Ibraguim Makhmoudov, impliqués dans la filature de la journaliste, 48 heures avant son assassinat.

 

Le tireur présumé, Roustam Makhmoudov, présumé tireur est toujours en fuite.

Des sanctions levées

Le 13 Octobre, dans l’après-midi, les Ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne, réunis à Luxembourg, ont décidé de lever les sanctions portant sur l’octroi de visas à 41 officiels bélarusses, y compris à Alyaksandr Lukashenka. D’après eux, la situation des droits de l’homme s’est améliorée au Belarus et cette mesure permettrait de contribuer à la démocratisation du pays.

Un des premiers « dégâts collatéraux » de cette mesure : l’opposition radicale bélarusse, celle qui avait appelé au boycott des élections législatives, accuse Alyaksandr Milinkevitch, leader de l’opposition modérée, qui avait adopté une attitude plus pragmatique de participation, d’être potentiellement complice d’une éventuelle répression du pouvoir de Minsk contre l’opposition et la société civile.

Au moment de la répression soviétique contre les déclarations d’indépendance des Etats Baltes, en 1990-91, Claude Malhuret avait déclaré : « Ce ne sont pas les cadeaux qui font changer, mais au contraire c’est la fermeté ». A méditer.

Selon le côté où l’on se place, les élections législatives du 28 Septembre dernier au Bélarus ont soit respecté « entièrement la législation biélorusse et le droit international » (Pavel Borodine, Secrétaire d’Etat de l’Union Russie-Biélorussie), ou soit sont considérées comme une imposture (opposition). Même l’estimation de l’OSCE, pourtant modérée et laissant la porte ouverte, qui note des progrès mineurs mais souligne que, globalement, ces élections n’ont pas satisfait aux critères démocratiques, a fait elle aussi l’objet d’interprétations divergentes.

Il faut dire que, outre les falsifications « habituelles » indéniables, notamment lors du vote par anticipation et du comptage des voix, l’opposition s’est présentée en ordre dispersé, scindée entre partisans du boycott et ceux de la participation. Au final, aucun candidat de l’opposition n’a été élu. 

Le quotidien russe « Kommersant » a ainsi pu titrer : « Le Bélarus n’est pas sorti en Europe », évoquant les timides tentatives récentes de rapprochement entre Minsk et l’Ouest. Car la composition du nouveau Parlement et la réaction plutôt négative de l’OSCE ont dû réjouir Moscou. Condamné par l’Ouest, on pensait que le Bélarus n’avait désormais pas d’autre solution que de passer sous les fourches caudines de la Russie, et rejoindre le Venezuela dans la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, au risque de voir le prix du gaz augmenter d’une façon exponentielle.  

Or, il semble que la priorité de l’Union Européenne soit désormais de contrer l’influence russe. Tout en appelant le gouvernement bélarusse à améliorer le processus électoral, le Parlement européen a en effet adopté une résolution (597 voix pour, 31 contre, 22 abstentions) visant à lever les sanctions contre certains dirigeants bélarusses (refus de visa) pour six mois, à titre d’essai. Le fait que le Belarus n’ait finalement pas reconnu l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud n’est peut-être pas étranger à cette décision.  

En outre, une partie de l’opposition, notamment ses deux figures emblématiques, Alyaksandr Milinkevich et Alyaksandr Kazulin ont apporté leur soutien à ce revirement de l’UE, tout en soulignant qu’Alyaksandr Lukashenka devrait continuer personnellement à être banni de l’Union.

Enfin, certains députés européens, notamment polonais, travaillent en coulisse pour que le coût du visa Schengen pour les citoyens bélarusses (actuellement de 60 €) soit abaissé (à titre de comparaison, il est actuellement de 35 € pour les citoyens russes).

Les rapports entre l’UE et le Belarus sont-ils donc en train de changer ? Ce n’est pas si sûr. A titre d’exemple, Krisina Ojuland, membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement estonien, s’est vu refuser son visa. Il est vrai qu’elle avait prévu de rencontrer des représentants de l’opposition bélarusse…… 

Des développements sont donc encore à venir.

Aujourd’hui, le président russe, Dmitri Medvedev, s’est rendu à Magadan, sur la côte pacifique de la Russie, pour déposer une gerbe de fleurs au mémorial dédié aux millions de victimes de la période du Goulag.

A cette occasion il a qualifié la période du Goulag de “page tragique” de l’histoire du pays.

Pendant l’époque stalinienne, Magadan fut un centre de transit majeur pour les prisonniers envoyés dans les camps de travail du Goulag. La région était très redoutée en raison des conditions hivernales extrêmes qui y régnaient.

Actuellement, la ville de Magadan compte parmi ses habitants, près de 350 personnes, âgées de 63 à 95 ans, rescapées du Goulag.

Ces rescapés souhaitent aujourd’hui obtenir une reconnaissance de la société et être considérés comme citoyens à part entière.

Dans ce sens, l’organisation Caritas Magadan souhaite continuer à soutenir les rescapés du Goulag en organisant des rencontres mensuelles et divers évènements (petites fêtes, visites, etc) et à favoriser leur réhabilitation sociale afin qu’ils soient reconnus comme des citoyens à part entière. Le but principal de ces rencontres et événements  est  d’attirer l’attention des médias et de l’opinion publique sur le passé et les difficultés actuelles de cette population. Cette action s’inscrit, par ailleurs, dans un nécessaire travail de mémoire de la société russe sur son passé.

L’organisation développe depuis des années un programme d’actions spécifiques à destination des plus démunis d’entre eux (aide alimentaire, médicale et psychologique, consultations juridiques, etc) et accompagne les rescapés du Goulag dans leurs efforts pour obtenir une réhabilitation de l’Etat.

La Russie est elle prête à réhabiliter les rescapés des Goulag ?

D’après divers sondages, nombreux sont ceux en Russie qui respectent le dictateur Josef Staline, père du Goulag, pour avoir rendu le pays fort.

 

 Selon un sondage BVA opinion du 29 juin 2008, pour 33 % des Français, la construction européenne constitue une source de crainte, contre 30% qui la perçoivent plutôt comme un motif d’espoir.

A l’heure ou l’Europe est en plein doute, suite au Non de l’Irlande, les débats se multiplient.

Dernièrement, lors des Journées civiques européennes qui ont eu lieu du 4 au 6 septembre dernier à la Rochelle, la question du rôle de la société civile dans la construction de l’Europe a été  posée.

Ces journées avaient pour thème « Mobilité, Dialogue, Participation : Vers une citoyenneté européenne active » et regroupaient des associations, et des ONG venues de toute l’Europe.

Lors de l’ouverture de ces journées civiques européennes, Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a déclaré : «  Il nous faut créer de nouvelles formes de civisme pour une Union Européenne plus solidaire, protectrice et écologique. Lutter contre les délocalisations, mais pour les droits sociaux et le développement économique, aborder des sujets concrets tels que la hausse des prix ou les formations professionnelles sont des objectifs. »

Pour Ségolène Royal, il s’agit de  « réinventer l’Europe ».

 

Pour réinventer l’Europe, les associations et ONG ont un rôle important à jouer. Qui, mieux qu’eux peut répondre à la question du rôle de la société civile dans la construction de l’Europe ?

Rémy Degoul, président du Colisee, était présent lors des débats.

Lors du débat sur le rôle de la société civile dans la construction de l’Europe, il a fait ressortir deux points.

Tout d’abord, il a rappelé le rôle d’intermédiaire que jouent les associations, entre les pays.

D’après lui, «  Une association c’est un peu de la diplomatie parallèle ».

Puis, sur le sujet de la coopération décentralisée  le président du Colisee a expliqué le rôle des associations dans ce processus : «  Plutôt que de mettre en commun des états entre eux, on associe des collectivités territoriales à des pays étrangers. Au-delà des conséquences économiques qu’une telle union peut voir, les échanges humains s’en trouvent simplifiés.»

 

Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, va encore plus loin en expliquant que cette  mobilité est nécessaire à la mise en place d’une identité européenne.

 

A l’occasion de ces journées, Rémy Degoul, a remis à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes,  le rapport IQUAL/SEPECO portant sur l’intégration des publics issus des Pays d’Europe Centrale et Orientale dans le domaine entrepreneurial dans le cadre d’un partenariat entre le Réseau +, Colisee et l’université de Marne la Vallée.

 

Comme dans chaque guerre, les civils ont été les premiers touchés par le conflit qui a opposé la Russie à la Géorgie.

Les informations dont nous disposons sur la situation des civils là bas vient principalement du CICR (Comité International de la croix rouge) et Amnesty International.

Le CICR est arrivé sur place après le cessez de feu du 16 aout et est toujours sur place actuellement.

Il s’emploie à répondre aux besoins humanitaires essentiels, comme l’accès à l’eau potable, et fournit aux déplacés des secours non alimentaire d’urgence (assortiments d’articles d’hygiène, couvertures et ustensiles de cuisine).

Le CICR effectue aussi des recherches pour réunir les familles qui ont été séparées par la guerre, ou bien se charge d’annoncer la mort de proches. Il fournit une aide à l’identification et la restitution des morts à leur famille.

Depuis le 21 aout, une base du CICR est active à Gori. De cette base, les équipes peuvent aller s’occuper des villages isolés qui n’ont pas reçu d’aide pendant toute la durée du conflit. Dans ces villages les personnes âgées sont restées sur place et souffrent du manque de nourriture et des conditions difficiles.

10 000 personnes ont reçu de l’aide (médicale, alimentaire ou matérielle) du CICR en Georgie.

Le 19 août, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a estimé à plus de 158 700 le nombre de personnes déplacées. On compte environ 98 000 personnes déplacées en Géorgie.

Du coté de la Russie, on estime que plus de 30 000 personnes se sont réfugiées en Russie.

Le CICR a relevé dernièrement qu’en Russie, chaque jour un grand nombre de réfugiés repartent dans leur ville, et donc, suite à cela, les centres d’hébergements commencent à fermer.

La Croix rouge russe travaille avec le CICR pour aider les réfugiés.

Dans la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, l’hôpital principal a été très endommagé. Suite aux combats ils ont admis environ 200  blessés qu’ils ont du envoyer dans des hôpitaux russes, l’hôpital étant trop endommagé pour pouvoir les soigner correctement.

Les autorités russes procurent aux habitants des repas chauds bien que les magasins ne soient pas complètement vides.

 

Amnesty International a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils qui ont fui à l’intérieur ou à l’extérieur du pays pendant les hostilités, ainsi que tous ceux qui sont restés là où ont eu lieu les affrontements.

Autre inquiétude, les nettoyages ethniques. Aucune source sure ne permet d’affirmer qu’il y en a eu, mais des enquêtes vont être ouvertes sous la pression d’Amnesty International.

Amnesty International appelle « toutes les parties au conflit à mener sans délai des enquêtes exhaustives, impartiales et indépendantes sur les allégations de violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, et à déférer à la justice les personnes soupçonnées d’être responsables de tels agissements. »

En Géorgie et en Russie, les civils demeurent vulnérables aux attaques fondées sur des  critères ethniques.

 

Associations :

Comité International de la croix rouge (CICR) :

Le CICR est une organisation indépendante et neutre qui s’efforce d’apporter une protection et une assistance humanitaires aux victimes de la guerre ou de la violence armée.

Sur la base du mandat permanent qui lui est conféré par le droit international, le CICR intervient de manière impartiale en faveur des prisonniers, des blessés et des malades, ainsi que des civils touchés par un conflit armé.

Site : http://www.icrc.org/

 

Amnesty International :

Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui œuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain internationalement reconnus.

Amnesty International est un mouvement démocratique et autonome. Au dernier décompte, elle regroupait plus de 2,2 millions de membres et de sympathisants actifs dans plus de 150 pays et territoires. Les ressources d’Amnesty International proviennent essentiellement de dons et des fonds réunis par le mouvement.

Site : http://www.amnesty.fr

En mai dernier, des experts azerbaïdjanais du secteur de l’énergie ont été envoyé s en Allemagne pour examiner  les installations d’énergies renouvelables,  rechercher des investisseurs et étudier la législation appropriée à la mise en place de l’énergie renouvelable.

L’Azerbaïdjan, pays fournisseur de gaz et pétrole, a décidé de se lancer dans les énergies renouvelables.  Pour réussir cette évolution, le pays a décidé de s’inspirer du potentiel  technologique des entreprises allemandes dans ce domaine.

Le pays a des prédispositions pour les énergies renouvelables.

La taille du pays et ses conditions climatiques en font un terrain favorable à l’utilisation de l’énergie éolienne. La péninsule de l’Abcheron sur laquelle les vitesses éoliennes moyennes varient entre 7 à 8 mètres par seconde, est la région la plus intéressante du pays. Autre projet à l’étude, des installations pour l’énergie éolienne offshore qui pourraient être construites dans la Mer Caspienne.

L’énergie éolienne en Azerbaïdjan a réussi à attirer une compagnie sud-coréenne KEPKO qui  négocie à l’heure actuelle avec le Ministère de l’Energie les détails concernant la construction d’une installation dans le quartier Garadag à Bakou.

Les énergies hydrauliques, peu couteuses, sont aussi envisagées à plus grande échelle grâce à la richesse du territoire en torrents  et en lacs. De petites installations sont déjà en place.

Enfin, l’énergie solaire n’est pas mise de coté. Le pays bénéficie d’une forte intensité de lumière solaire qu’il serait très intéressant d’exploiter. Des installations solaires thermiques ou photovoltaïques, peu couteuses, sont en train d’être étudiées. Si ce système d’énergie n’a pas été utilisé avant, c’est à cause de la pollution. Elle risque de continuer de poser problème car elle ne diminue pas, bien au contraire.

Cependant, pour mettre en place l’utilisation des énergies renouvelables, il faut que la législation suive. Déjà en 2004, un décret d’Etat a entériné l’autorisation d’utiliser les énergies alternatives. Il faut encore que la législation satisfasse aux standards européens en matière de paiement pour l’alimentation en électricité. Sans ce changement, les investisseurs ne seront pas intéressés par les projets de l’Azerbaïdjan.

Concernant le financement de ces projets, le pays bénéficie de  l’aide financière de l’Union Européenne, de la Banque Asiatique et de l’UNDP, pour étudier les différentes possibilités qui s’offrent au pays.

L’Azerbaïdjan compte faire appel aux pays étrangers pour financer ses installations mais le pays dispose aussi de bénéfices générés  par le pétrole.

Association :

 DICET : est une organisation non-gouvernementale établie en France. Elle a comme objectifs de promouvoir  le développement durable dans un contexte international.

http://www.dicet.org/

Dernièrement, suite à des messages laissés sur un forum, de jeunes internautes moldaves ont été arrêtés.

Des procédures judiciaires ont été lancées contre eux par les autorités qui ont jugé dangereux leurs messages. Les jeunes seraient soupçonnés de préparer la « désintégration de l’État » et son rattachement à la Roumanie par le biais de messages publiés sur un site d’information en ligne.

Lors de l’interrogatoire du 11 juin dernier, tous les jeunes ont refusé de répondre. L’un d’eux, sous couvert d’anonymat, a accepté de révéler qu’il n’y avait aucun acte d’accusation officiel et qu’aucune preuve n’avait été trouvée. En revanche, on leur reprocherait d’avoir ponctuellement participé à des manifestations.

Autre fait, les autorités ont molesté des retraités qui manifestaient devant le palais du gouvernement. La manifestation « Salvgardare » (qui signifie sauvegarder) avait pour but de lutter pour la protection des droits des retraités.

Par conséquent, on peut déduire de ces faits que les manifestations ne sont pas tolérées en Moldavie.

Il n’y a malheureusement pas que sur internet que la liberté d’expression n’est pas respectée par les autorités.

Les lois qui encadrent l’activité des médias ne sont pas appliquées par les autorités qui n’hésitent pas à utiliser des pressions économiques contre les médias critiques.

Les taxes appliquées par la Poste sur la distribution des journaux affectent les coûts d’abonnements et pénalisent ainsi le développement de la presse privée. Autre moyen de pression utilisé par le gouvernement, les soutiens financiers accordés à des rédactions dans le but de promouvoir sa politique.

L’année dernière, un projet de loi sur la liberté de la presse avait été présenté par l’opposition. Ce projet de loi comprenait :

  • - le respect des engagements concernant la liberté de la presse énoncés dans le Plan d’Action Union Européenne/République de Moldavie
  • - la nécessité à prendre les mesures nécessaires pour élucider les différentes agressions de journalistes et prévenir les atteintes à l’intégrité physique et morale des professionnels de l’information.

Le texte a été rejeté.

En Moldavie, il peut être dangereux d’exprimer ses opinions sur Internet ou dans les médias. Pour les pouvoirs publics, il ne faut pas que la liberté d’expression menace « l’ordre constitutionnel et l’intégrité de l’État ».  Pourtant d’après un arrêt du Conseil constitutionnel moldave remontant à octobre 2006 : « à moins de représenter une menace propre à susciter la violence, personne ne peut être puni pour avoir critiqué ou dénigré l’État ou ses symboles ». La Déclaration sur la liberté du discours politique dans les médias adoptée par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le 12 février 2004 énonce « qu’en raison de leur position dominante, ces institutions [État, gouvernement] ne devraient pas être protégées en tant que telles par le droit pénal contre les déclarations diffamatoires ou insultantes. Lorsque ces institutions bénéficient toutefois d’une telle protection, cette protection devrait être appliquée de façon très restrictive en évitant, dans tous les cas, qu’elle puisse être utilisée pour restreindre la liberté de critique ».

Il semble donc que les autorités moldaves aient tendance à interpréter à leur façon la loi à leur façon. Qui protègent-elles vraiment ? Les institutions ou elles-mêmes ? Cette dérive devient dangereuse pour la démocratie moldave.

Suite à ces événements, l’Union européenne a décidé de se pencher sur le problème.

 

Reporters sans frontières : organisation internationale qui défend la liberté de la presse dans le monde entier.

http://www.rsf.org/

Selon Yuri Udodov, responsable du comité fédéral de l’écologie (FCE) dans l’état d’Irkoutsk, la région de Bratsk  a “le taux le plus élevé de décharge de mercure métallique de toute de la Sibérie.” Bratsk a été déclaré zone de désastre écologique. L’usine d’aluminium a pollué l’environnement à un tel degré que la ville de Chikanovskiy a été évacuée en 2001 en raison d’urgences répétées de santé.

Dans la ville de Chita, Krasnokamensk a produit de cinquante à soixante-quinze millions de tonnes de déchets radioactifs, en faisant ainsi le plus grand rejet d’uranium de production dans le monde. Une enquête de la communauté de Balei répertorie des centaines de maisons avec des niveaux de rayonnement dépassant 10 à 20 fois les niveaux admissibles. Environ 500-1000 maisons ou plus souffrent d’expositions de radiation bien au-dessus des normes internationales.

Dans la ville de Dzerzhinsk, les fuites de 190 produits chimiques a transformé les eaux souterraines en cambouis toxique dangereux. L’espérance de vie est de 42 ans pour les hommes et 47 pour les femmes.

Dalnegorsk et Rudnaya Pristan sont deux villes extrême-Orientales russes dont les résidants souffrent de sérieux empoisonnements au plomb dus à une vieille fonderie et au transport peu sûr de concentré de plomb depuis la mine locale. Une étude récente suggère que l’eau potable, la poussière des maisons et les récoltes de jardin contiennent des niveaux dangereux de plomb. L’eau échappée de la fonderie atteint la moyenne de 2900 m3/day avec des concentrations jusqu’à 100 kilogrammes de plomb et de 20 kilogrammes d’arsenic. 

 

L’écologie n’a jamais fait parti des priorités, les gouvernants russes préférant se concentrer sur la croissance industrielle. Ils risquent d’en payer le prix fort très bientôt.

L’organisation Oxfam a publié la 9 juillet dernier un rapport assez alarmant sur la pollution en Russie. Ce rapport prédit une diminution de 11% de la récolte de blé d’ici à 2015. Cette diminution serait liée à l’aridité grandissante des sols russes. Les régions les plus touchées par cette aridité sont Stavropol et de Krasnodar (régions situées dans le Sud-Ouest et le Sud de la Russie).  Toujours selon ce rapport, la Russie ne sera pas épargnée par les dérèglements climatiques qui prendront la forme d’inondations à répétions, de tempêtes et de fortes vagues de chaleur et de froid.

Depuis quelques temps la Russie semble commencer à se préoccuper de l’écologie.

Les médias russes commencent à aborder le sujet, des reportages sur certaines régions, certaines villes gravement touchées par la pollution sont réalisés.

 

 

Mais l’évolution la plus surprenante vient du pouvoir.

Le 3 juin dernier, le président russe Dimitri Medvedev a annoncé, un plan de réduction de 40% des dépenses énergétiques d’ici à 2020. “Notre pays est menacé. Dans 10, 20 ou 30 ans, des régions entières pourraient être inhabitables”.

Le 3 juillet, Vladimir Poutine s’est rendu à Sochi  a déclaré devant les caméras que les installations prévues en montagne dans une zone écologique protégée seraient déplacées.

En septembre, l’examen d’un projet de loi sur l’écologie, fixant de nouveaux standards pour l’eau, l’air et le sol, sera réalisé par la Douma (Chambre basse du Parlement).

Le pouvoir russe se penchera aussi sur de possibles projets pour favoriser les investissements dans les énergies alternatives et les équipements verts.

Le pouvoir russe tente petit à petit de changer son image industrielle, pour une image plus propre.

 

Pour plus d’informations :

Greenpeace en Russie : http://www.greenpeace.org/russia/en/

Russian regional environmental centre, est une organisation indépendante  russe et européenne qui promeut la nécessité d’un bon environnement en Russie. http://www.rusrec.ru/en/node/1435

Secrétariat régional des énergies renouvelables et du partenariat d’efficacité énergétique, est un partenariat public-privé qui a pour but de réduire les émissions de gaz, aider les pays à accéder à des énergies propres et énergies renouvelables.

http://reeep.ru/en

Pour qui ne suit la situation au Belarus que de loin, rien n’a changé depuis que Condoleezza Rice avait parlé, le 20 Avril 2005, de “…truly still the last remaining true dictatorship in the heart of Europe”, soit, à peu de chose près “la dernière vraie dictature restant au cœur de l’Europe”.

Néanmoins, aujourd’hui, un certain nombre de lignes sont apparemment en train de bouger, mais pas obligatoirement là où les apparences sembleraient le faire croire. Essayons d’y voir un peu plus clair au pays d’Alyaksandr Lukashenka (en bélarusse : Аляксандр Рыгоравіч Лукашэнка, Aljaksandar Ryhoravič Lukašenka).

Pour cela, il faut remonter au 4 Juillet dernier, lorsqu’une bombe a explosé au cours d’un concert rassemblant environ 500 000 personnes pour célébrer le Jour de l’Indépendance, faisant une cinquantaine de blessés. Dès le lendemain, « Belarus Segodnya », la voix de son maitre locale, suggérait sans ambigüité que l’opposition voulait déstabiliser la situation politique avant les élections législatives du 28 Septembre 2008. De fait, la police a effectivement arrêté des centaines d’opposants, pour la plupart par la suite relâchés, mais procédant au passage à un fichage à grande échelle. Rien de nouveau donc de ce côté : en quelque sorte la répression habituelle. 

(On notera au passage qu’un sondage est resté peu de temps en ligne sur le site internet de la télévision d’Etat ONT. En effet, sur 810 personnes qui ont eu le temps de répondre, près de 80 % pensaient que l’explosion avait été organisée par les autorités. Ça faisait un peu désordre……)

Plus intéressant est le limogeage le 7 Juillet du Secrétaire du Conseil de Sécurité, Viktar Sheyman, pourtant dernier compagnon de route de Lukashenka depuis 1994 et considéré jusque là comme le numéro 2 du régime, et du Chef de l’Administration Présidentielle, Henadz Nyavyhlas. Or, on découvre que les remplaçants, Uladzimir Makay et Yuri Zhadobin, ce dernier étant promu alors qu’il aurait pu être banni en tant que chef du KGB, sont apparemment de bons amis de Viktar Lukashenka, fils ainé du Président. Le nouveau chef du KGB (qui, là-bas, porte toujours son ancien nom), Ihar Rachkouski, non issu de ses rangs, est lui aussi présenté comme un ami du fils.

Donc, une occasion pour se débarrasser de la vieille garde soviétique qui risquait de faire de l’ombre au chef, et intronisation de l’héritier, lui-même promu au Conseil de Sécurité ? Pas si simple, car Alyaksandr Lukashenka lui-même avait récemment déclaré que ses fils légitimes (Viktar, déjà cité, et Dzmitry) ne seraient jamais Présidents, mais mettant au contraire en avant Nikolai, fils illégitime  de 4 ans qu’il a eu avec son médecin personnel ! 

Il n’en reste pas moins que cette nouvelle jeune garde semble être à l’origine d’un certain nombre de décisions visant à rendre le régime un peu plus présentable à l’Ouest :

  • Une vague de privatisations sans précédent concernera 519 entreprises d’Etat entre 2008 et 2010, touchant même le secteur énergétique, comme le pipeline Droujba, et le complexe militaro-industriel. L’Etat bélarusse a manifestement besoin d’argent. Mais c’est aussi l’occasion de montrer à l’Ouest un visage autre que celui de l’étatisme à la soviétique.
  • Alyaksandr Lukashenka a également surpris son monde en incluant 42 membres de l’opposition au sein des …… 1 430 membres des commissions électorales de district, surveillant les élections du 28 Septembre prochain. C’est une représentation purement symbolique, d’autant plus que les fraudes se passent au niveau des bureaux de vote, mais elle a l’avantage de mettre l’opposition dans l’embarras, opposition divisée entre ceux qui veulent participer aux élections (comme l’Opposition Démocratique Unie) et ceux qui veulent les boycotter.
  • Enfin, on a vu à Minsk de célèbres conseillers en image, comme ceux qui ont jadis prodigué leurs services à Margaret Thatcher et au général Pinochet.

Ne nous attendons donc pas à ce que le Belarus quitte de sitôt les « avant-postes de la tyrannie » (nouveau nom de l’axe du mal) où il côtoie l’Iran, le Zimbabwe, le Myanmar, la Corée du Nord et Cuba. Et soyons circonspects quant à l’offensive de charme en cours. Mais, plus que jamais, ce pays et surtout ses habitants méritent qu’on ne les oublie pas.

Le site internet de l’organisation Charter97 http://www.charter97.org/en/news/ (en anglais) est un des rares qui puisse encore informer sur la situation intérieure réelle du pays, bien que souvent menacé et parfois momentanément fermé par les autorités. Le consulter régulièrement, outre que c’est un gage d’être informé, les encourage dans leur combat pour la liberté au Belarus.   

Gilles Dutertre, à Vilnius (Lituanie)

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